Les intervenants

Claude Chalaguier

A l’issue de la représentation « Les Tourbillons d’Anne Frank », Claude Chalaguier, fondateur du groupe Signes a salué le travail de Béatrice Scarfolgiero. Une opportunité d’échanger autour du travail de la symbolique, de la gestuelle à l’impact plus puissants que les mots au coeur de la création de la directrice artistique des Oiseaux r’Arts.

La vidéo qui suit est plus à écouter qu’à regarder.

Elisabeth Brami, Auteur, « Ta lou qui t’aime ».

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La rencontre d’Elisabeth Brami avec les élèves de la classe CE1-CE2 de l’école primaire « Les Primevères » de Montélier (26)

CORRESPONDANCES

Il est des projets qui vous donnent des ailes, des idées qui ont du souffle et vous aèrent soudain les neurones, qui créent des appels d’air bienfaisants dans l’asphyxie générale. Sans prise de bec, sans se voler dans les plumes, le projet lancé par Béatrice Scarfogliero est de ceux-là : un projet épistolaire, artistique et transgénérationnel.

Partant de mon roman jeunesse « Ta Lou qui t’aime », se sont nouées sous sa houlette, des rencontres entre littérature et réalité, entre l’école primaire et l’institution des Magnolias, entre des comédiens amateurs avertis et de jeunes comédiens débutants. Ce projet à facettes engage un dialogue entre prose et théâtre, une metteur en scène passionnée et une institutrice motivée, mais surtout une occasion riche d’échanges entre petites et grandes personnes.

Après avoir imaginé ces lettres d’un été entre Lou alias Ludmilla et Mamouchka alias Thelma Norstein, que pouvais-je attendre de plus pertinent, de plus fidèle, de plus adapté à mon travail d’écriture que ces correspondances croisées autour du premier volet de ma trilogie?

Voir incarnés mes personnages par de drôles d’Oiseaux r’Arts et des poussins et poulettes de l’école est une récompense. Sans compter, la chance,depuis septembre et ma visite en « en live », du plaisir mutuel pris à s’écrire, à se répondre des lettres pleines de rires, de complicité et… d’autocollants. En plus du chantier pédagogique et théâtral, c’est véritable initiation au « mail art », art postal dans la plus belle tradition, bien loin de tous les claviers.

Cette entreprise ambitieuse sur une année scolaire, donnera lieu le 3 juin prochain à un spectacle unique —dans les deux sens du terme—, où chacun aura appris à goûter un texte, à le rêver, le danser, le dire, le réinventer ; où chacun aura repoussé ses limites, aura découvert que l’épistolaire n’est pas seulement un genre littéraire, mais une occasion d’amplifier des relations humaines. Et lorsque viendra la belle date estivale, elle rimera avec festival car, pour tous les participants grands et petits, ce sera non seulement l’occasion d’une joie collective, mais également d’une fierté personnelle. Souhaitons que parents, enseignants (et plus si affinité) soient au rendez-vous pour applaudir cette troupe éphémère et généreuse. Ils pourront constater combien ce spectacle va dépasser en qualité celui tant dénigré par Lou dans une de ses lettres de colo à sa grand-mère, la fameuse et détestée « danse des poussins ».

De ma plume d’auteure à leurs plumes d’acteurs, qu’il n’y aura eu, alors, que l’espace essentiel de la création, de l’amour de l’art et de l’amitié.

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